Des vaccins et des variants

Par Nicolas Gambardella

Depuis le développement des premiers vaccins contre le SARS-CoV-2, j’ai collectionné les données sur leur efficacité. Cette efficacité est continuellement remise en cause par l’apparition de virus variants, c’est-à-dire de nouvelles souches porteuses d’un groupe caractéristique de mutations. Avec autant de vaccins et autant de variants, il devient difficile de rester à jour. Ce problème est aggravé par l’abondance de publications présentant des types d’évaluations différents. Ainsi, bien qu’il soit très important de garder trace de toutes les valeurs et de leurs intervalles de confiance, j’ai pensé qu’il serait bon d’avoir une vue d’ensemble simplifiée de la situation actuelle.

La figure ci-dessous représente l’efficacité globale des principaux vaccins contre les principaux variants sous forme de pourcentages visuels. Les points bleus représentent les personnes protégées qui auraient été infectées sans vaccination. Les points gris représentent les paires {vaccin, variante} pour lesquelles on ne dispose pas de suffisamment de données. Ces nombres représentent la protection contre l’infection, et non la protection contre la maladie ou le décès (pour lesquels la protection est probablement plus élevée). De plus, ils sont obtenus après le protocole de dosage recommandé pour chaque vaccin.

Ces données sont les estimations les meilleures et les plus fiables au moment où j’écris ce billet (mise à jour le 26 juillet 2021). J’ai privilégié les données de vie réelle aux essais cliniques, l’efficacité directement mesurée à l’efficacité déduite des tests de neutralisation (où le sérum de personnes vaccinées est utilisé in vitro sur des virus ou des protéines recombinantes), et les données indépendantes aux données fournies par les fabricants de vaccins. J’ai omis certains vaccins autorisés en raison de la rareté des données (et de leur faible utilisation). Certaines des données utilisées pour faire la figure sont connues pour leur particularité et ont fait l’objet de critiques. Cependant, il n’existe rien de mieux. Espérons que ces graphiques deviendront plus précis à mesure que d’autres études seront publiées.

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